


Un tout petit peu trop ambitieux pour son propre bien, The Blood of Dawnwalker n’en est pas moins un très bon action-RPG où les choix ont vraiment des conséquences et où la mécanique de temps crée de l’enjeu sans donner au joueur le sentiment d’être dans un rush absolu. Les combats sont efficaces sans être transcendants, l’écriture est tout à fait au niveau sans subjuguer et les personnages croisés tout au long de l’aventure savent marquer, qu’ils soient très importants ou dans un entre-deux. Autrement dit, The Blood of Dawnwalker est un très bon premier essai dans ce nouvel univers, qui offre une vraie rejouabilité aux motivés et qui n’obtient pas une note plus élevée uniquement en raison de son état technique pré-lancement et de quelques petites options un peu datées de game design. Il faudra techniquement aller un peu plus loin pour une éventuelle suite et peaufiner l’ensemble de la formule pour lui permettre d’entrer dans la cour des grands.
Resonance : A Plague Tale Legacy est un spin-off totalement différent des deux premiers titres qui souffle aussi bien le chaud que le froid. S’il brille sans conteste par sa direction artistique somptueuse, sa bande-son immersive et la qualité de ses énigmes, le titre ne m’a pas convaincu sur d’autres axes majeurs. Le scénario, long à démarrer, finit par lier ses fils avec brio dans les derniers chapitres, mais souffre de relations entre personnages mal amenées et d’un binôme principal qui manque d’alchimie. Côté gameplay, si les phases de fuite et les combats de boss apportent de la tension, le système de combat classique s’avère trop rigide et répétitif. Ainsi, je le considère comme un titre visuellement marquant et techniquement irréprochable, mais freiné par des choix de game design en mi-teinte.
Vingt ans après sa dernière apparition majeure, Onimusha : Way of the Sword réussit son retour par la grande porte du jeu d'action pur et dur. Avec son système de combat d'une précision chirurgicale, ses parades grisantes et ses animations d'une élégance rare, la proposition de Capcom fait des étincelles dès que Musashi croise le fer. Dommage que cette maestria technique se heurte à une structure en zone ouverte inutilement étirée, flanquée d'activités annexes datées et d'allers-retours redondants qui viennent casser le rythme de l'aventure. Sans ces errances de game design dans l'Est de Kyoto, le titre tutoyait les sommets. Il n'en reste pas moins un divertissement viscéral, spectaculaire et hautement recommandable, prouvant que la lame de la saga n'a rien perdu de sa superbe.
Halo: Campaign Evolved est un remake digne et fidèle au monument du FPS Sci-Fi qu’est Halo: Combat Evolved. Porté notamment par une refonte visuelle et technique sous Unreal Engine 5 de haute volée, ainsi qu’un gameplay à la manette modernisé, toujours intuitif et extrêmement plaisant à prendre en main, il s’agit à la fois d’une version capable de redorer le blason de la saga aux yeux des fans de la première heure, et de la meilleure porte d’entrée possible dans la franchise pour les néophytes. Certes, il n’est pas non plus exempt de tout reproche, mais il réussit à faire ce que nous attendons de lui : nous permettre de découvrir, ou redécouvrir, les débuts épiques des aventures du Major et de Cortana dans les meilleures conditions (ou presque !).
Splatoon Raiders parvient à transformer l’une des activités les plus appréciées de la licence en un spin-off suffisamment riche et approfondi pour fonctionner comme une expérience à part entière. Sa boucle de gameplay particulièrement addictive et la profondeur apportée par les réservoirs, les gadgets et les composants rendent chaque expédition aussi dynamique que gratifiante. La progression reste constante et donne perpétuellement envie d’optimiser son équipement pour affronter des défis toujours plus exigeants. Tout n’est cependant pas irréprochable. L’exploration manque parfois d’intérêt, les missions peinent à renouveler leurs objectifs et certains environnements auraient mérité davantage de personnalité. Ces défauts n’empêchent toutefois pas Splatoon Raiders de proposer une aventure généreuse et assez convaincante en coopération. Nintendo signe donc une véritable réussite qui sera capable de séduire aussi bien les habitués du Salmon Run que des possesseurs de Switch 2 à la recherche d’un bon défouloir PVE accessible.
Assassin’s Creed Black Flag Resynced fait tout ce qu’on lui demandait d’être, voire plus. Un remake fidèle au jeu original, afin de ne pas dénaturer le produit de base, tout en implémentant des nouveautés utiles pour justifier cette nouvelle expérience. Resynced vient utiliser avec brio le moteur Anvil d’Assassin’s Creed Shadows, pour arborer des graphismes améliorés et une météo dynamique offrant une belle illusion de réalisme. La disparition des séquences du présent est un choix très discutable depuis les derniers jeux de la licence, et le soft n’en fait pas l’exception. Cependant, l’arrivée de nouvelles lignes de dialogues et séquences inédites à la trame principale est plus que bienvenue. Il en va de même pour les missions secondaires ajoutant environ 6h de nouveaux contenus scénarisés, dont les quêtes liées à Barbe Noire et celle de Stede Bonnet qui viennent étoffer l’attachement à ces personnages. Si Resynced n’avait pas supprimé du contenu, il aurait pu se rapprocher de la perfection. Le roi de la piraterie est bel et bien de retour.
Avec Echoes of Aincrad, Bandai Namco signe sans doute l’adaptation la plus fidèle de Sword Art Online à ce jour. L’immersion fonctionne, le respect de l’œuvre originale saute aux yeux et les fans de la première saison retrouveront avec plaisir toute l’atmosphère si particulière de ce MMORPG mortel. Malheureusement, cette ambition se heurte rapidement à des limites évidentes. Une structure répétitive, un système de combat vieillissant, une exploration trop cloisonnée et surtout une aventure qui ne couvre que les deux premiers étages d’Aincrad donnent constamment l’impression de jouer à un prologue plutôt qu’à un RPG complet. Echoes of Aincrad pose des bases solides, mais peine à les exploiter pleinement. Il pourra séduire avant tout les fans de la licence grâce à son excellente adaptation de l’univers, mais il laissera probablement les amateurs d’action-RPG plus exigeants sur leur faim.
Plus de dix ans après, Rhythm Paradise Groove est bel et bien LE jeu de rythme loufoque à posséder pour le début de cet été. En consolidant les bases déjà solides de ses prédécesseurs, tout en apportant un peu de fraicheur dans ses mini-jeux comme avec son mode beatspell plutôt surprenant de qualité, la licence de Nintendo revient en force d’une bien belle manière. Le titre est directement addictif, fun à jouer mais surtout très accessible dans sa prise en main immédiate consistant à capturer le tempo de chaque mini-jeu, ce qui se traduit par un gameplay satisfaisant une fois maitrisé. Le mode multijoueur est également un gros plus dans l’ère de la franchise, histoire d’y faire participer ses amis et de vous permettre de redécouvrir quelques mini-jeux rythmiques issus des précédents volets. Il y aura forcément des accrocs avec une difficulté trop punitive, une progression répétitive et une technique pas vraiment impressionnante, mais dans l’ensemble, Rhythm Paradise Groove s’impose comme un bon petit jeu de rythme de l’été, d’autant qu’il est proposé à un tarif décent.
Avec ce remake de Star Fox 64, Nintendo et Velan Studios signent une relecture particulièrement respectueuse de l’un des épisodes les plus emblématiques de la franchise. La refonte visuelle, le doublage français de qualité, la bande-son réorchestrée et les nombreuses améliorations de confort modernisent efficacement l’expérience sans trahir l’esprit arcade qui a fait le succès du jeu original. Toutefois, malgré ces efforts, Star Fox reste un rail shooter conçu selon des standards d’une autre époque. Sa campagne relativement courte et sa structure répétitive pourront laisser certains joueurs sur leur faim, notamment ceux qui espéraient une véritable renaissance de la licence à travers un épisode inédit. Reste que ce remake constitue sans doute la meilleure porte d’entrée pour découvrir l’univers de Fox McCloud aujourd’hui. En espérant qu’il ouvrira la voie à un opus inédit dans les années à venir.
There’s not really much more to say about Horatio Goes Snowboarding. Visually it’s passable if hardly outstanding, while audibly I had to shut it off after just a few minutes thanks to some aggressively naff music and sound effects. The experience is slight and seems better suited to mobile or Switch gaming where you can pick it up for five minutes here and there rather than sitting in front of the big screen for any length of time. Fun enough in very short bursts but there are far better titles to stick the Xbox on for.
Avec Zero Parades: For Dead Spies, ZA/UM livre un RPG narratif solide qui parvient à préserver une partie de l’ADN ayant fait le succès de Disco Elysium. Son écriture dense, son univers intrigant et sa direction artistique remarquable témoignent d’un réel savoir-faire malgré les turbulences qui ont secoué le studio. Cependant, difficile d’ignorer l’impression persistante de jouer à une œuvre qui regarde constamment dans le rétroviseur. Trop souvent, Zero Parades semble marcher dans les pas de Disco Elysium plutôt que de tracer sa propre route. Il s’agit d’un héritier respectable et parfois brillant, mais qui peine encore à s’affranchir totalement. Celles et ceux en manque de RPG narratif exigeant trouveront sans doute leur bonheur, mais nous vous conseillons d’attendre une traduction française pour pleinement le savourer.
Il a été très difficile de noter 007 First Light tant le titre va forcément déclencher des vagues de haine ridicules et exaspérantes entre le système de DRM Denuvo et un certain caméo qui font polémique. Mais bref, oublions ces détails et prenons juste 007 First Light en tant que jeu. Très franchement, nous avons là un prétendant à notre sens au GOTY avec ce titre pop corn et cinématographique qui a su nous séduire. Le titre d’IO Interactive parvient en plus de délivrer une histoire passionnante, surprenante et captivante de bout en bout, un gameplay très généreux et au rythme soutenu. Le titre regorge même d’inventivités à chaque phases de jeu et ce mélange de Watch Dogs, Uncharted et Hitman pour certains niveaux, donne lieu à une jouabilité vachement riche dans sa proposition. Tout n’est évidemment pas parfait car le titre se dote d’écueils avec quelques bugs, une IA très capricieuse et quelques angles de caméras qui gâchent le corps à corps pourtant jouissif, mais qu’importe, nous avons là l’un des meilleurs jeux James Bond depuis des décennies. Mais avant tout, 007 First Light est aussi un titre solo qui, on l’espère, fera du bien à l’industrie qui n’avait plus vraiment de jeux de cette trempe depuis un petit moment.
On s’attendait à un jeu d’expérimentation et de découvertes en lançant Yoshi and the Mysterious Book, eh bien nous avons été servis ! À tel point que l’on se prend réellement au jeu des essais infructueux et des idées les plus folles pour déclencher l’apparition d’une nouvelle découverte. Néanmoins, certains niveaux sont clairement en dessous des autres, comme certaines créatures, moins inspirées, mais la plupart des expériences et découvertes auxquelles on se frotte dans ce gigantesque bac à sable fourmillent d’idées et de créativité à toute épreuve. Le jeu tente même de sortir des sentiers battus par moments pour vous surprendre, ce qui ravira même les plus jeunes pour lesquels cette aventure est également, dans sa globalité, adaptée.
Nous pouvons être sûrs d’une chose : il s’agit là du jeu LEGO Batman ultime et surtout du meilleur jeu Batman que TT Games ait pu faire à ce jour. S’il y a pas mal de bugs qui peuvent entacher l’expérience de jeu et quelques écueils sur les personnages qui ont un mal fou à se différencier, force est de constater que LEGO Batman: L’Héritage du Chevalier Noir puise sa force dans son écriture. Rien qu’avec sa générosité dans son contenu, mais surtout sa fusion de toute la mythologie de Batman en un seul jeu qui propose une relecture efficace, drôle et condensée, le studio britannique a trouvé la bonne formule. Combinons à cela un gameplay qui repose sur des bases solides, qui se renouvelle tout en nous gratifiant d’un système de combat à la Batman Arkham qui dépote, et nous obtenons là un jeu très complet dans son ensemble, qui n’est jamais redondant. Alors certes, le jeu est facile même dans son mode le plus difficile et il y a quelques couacs d’imprécisions, mais qu’importe, LEGO Batman: L’Heritage du Chevalier Noir reste un vibrant hommage à notre Batou, et conviendra à tous les fans qui recherchaient le jeu LEGO Batman ultime.
Avec de nombreuses imperfections malgré des intentions louables, Aphelion manque le coche de faire renouer le studio avec les jeux d’action-aventure qui comptent. Sa narration réussie ainsi que ses qualités graphiques indéniables devraient vous suffire à lui laisser une chance, mais de nombreux problèmes techniques et un gameplay pas franchement renouvelé et assez ronronnant à la longue ne suffisent pas pour le hisser au rang des expériences à faire absolument. Rien de foncièrement grave, mais il nous reste un sentiment amer en terminant une aventure aux promesses folles mais aux ambitions peut-être trop grandes et clairement sous-exploitées.
S’il serait trop réducteur de résumer Saros à une suite de Returnal qui ne dit pas son nom, difficile de dissocier pleinement l’un de l’autre au moment d’apprécier le nouveau venu issu du travail d’Housemarque. Sentant bien qu’il tenait une recette particulièrement solide en nous livrant les aventures de Selene Vassos, le studio finlandais n’a fait que la bonifier pour mettre en scène celles d’Arjun Devraj. Toujours aussi cryptique, précis, dynamique et jouissif, le mélange entre une science du shooter arcade encore plus affinée, un thriller sci-fi encore une fois prenant, la redoutable addictivité de sa composante roguelite et ce dépaysement carcosien livre une expérience à nouveau intense et mémorable. Saros se paye même le luxe de corriger quelques soucis de son prédécesseur, dont en tête une difficulté bien plus personnalisable, ce qui devrait rassembler la partie hardcore du public et celle moins acharnée. On frôlerait presque le sans-faute sans l’absence cassante de raisons suffisamment concrètes pour continuer à arpenter la planète passé l’histoire définitivement terminée, ce qu’un éventuel DLC pourrait corriger. Il n’empêche que l’on reste soufflé devant cette véritable pépite que tout propriétaire d’une PS5 en quête d’un gameplay d’exception se doit, a minima, de tester.
Mouse: P.I. For Hire est dans l’absolu, un superbe FPS qui rend avec la manière un bel hommage aux cartoons et polars noirs des années 30 qu’on avait toujours rêvé de pouvoir jouer dans un jeu vidéo. Alors évidemment, le titre n’est pas parfait avec quelques coquilles dans certains éléments de gameplay sous-exploités et pas mal de choses qui se répètent, mais l’expérience de jeu reste par la suite envoûtante. Tout ce qu’essaye Fumi Games fonctionne avec une direction artistique et sonore de très haute volée, mais aussi des dialogues qui transpirent le polar noir parodique à la sauce cartoon. L’inventivité que propose le soft dans le gameplay est dingue que ce soit dans les pouvoirs spéciaux, les capacités voire les armes et ce shooter cartoon n’en reste pas moins tout aussi satisfaisant que drôle dans son exécution. Concrètement, Mouse: P.I. For Hire peut prétendre à jouer dans la cour des grands avec toutes ses qualités et vous fera passer pour sûr un excellent moment de nostalgie, d’autant qu’il n’est pas si cher et offre une durée de vie plus que décente.
Cthulhu: The Cosmic Abyss est une proposition singulière qui mérite le coup d’œil, surtout pour les amateurs d’enquêtes exigeantes et d’ambiances pesantes. Le titre de Big Bad Wolf parvient à capturer cette peur insidieuse, presque intangible, qui fait toute la richesse de l’œuvre originale. Son approche centrée sur la réflexion, l’exploration et la déduction offre une expérience rafraîchissante dans le milieu des jeux narratif/horreur. Tout n’est pas parfait pour autant (optimisation, bugs, système de corruption…). Pourtant, ces défauts n’éclipsent jamais totalement ses qualités, tant son atmosphère, sa direction artistique et la solidité de son système d’enquête parviennent à nous captiver.ActuGaming est un site internet de jeux vidéo édité en France
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